La critique des littératures francophones1 a souvent considéré ces dernières comme calques de modèles antérieurs, cherchant à « ramener l’inconnu au connu2 », mais reléguant, de ce fait, ces littératures au rayonnement périphérique d’un centre institutionnel – en l’occurrence, la France. Les spécificités esthétiques des littératures africaine, antillaise, maghrébine, québécoise, et de toute littérature de langue française hors Hexagone, ont ainsi été rapportées à des modèles français, et considérées en termes de conformité (ou de non-conformité) à ceux-ci. C’est dans le seul contenu des œuvres que la critique hexagonale a décelé une originalité, puisqu’elle les considérait d’un point de vue exotique, c’est-à-dire en répertoriant les différences qui séparaient la France de cet Autre diffus et multiple nommé « francophonie ». Mais une telle approche, en réduisant le texte à un reflet de la société dont il est issu, ne néglige-t-elle pas la médiation... lire la suite

Tous les numéros

Merci à nos partenaires